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FAQ


  • Comment les RES sont-ils nés?

C'est dans les années 70 qu'est née de l'imagination d'une institutrice française, Claire Héber-Suffrin, l'idée du "Réseau d'échanges de savoirs".

Confrontée aux difficultés d'apprentissage scolaire et de démotivation de ses élèves, elle réalise combien ces derniers détiennent des savoirs non reconnus par l'école. De cette constatation découle toute la philosophie des RES: chacun sait quelque chose et chacun peut transmettre son savoir. Claire Héber-Suffrin donne la possibilité à ses élèves de transmettre leurs savoirs (danse, réparation de vélo, etc.). Le fait d'enseigner place ces enfants dans une position valorisante car ils prennent conscience de leur capacité et, dès lors, l'envie d'apprendre leur revient.

D'abord appliquée dans les classes, cette initiative est ensuite étendue à l'échelon communal et bientôt reconnue comme un projet de cohésion sociale sans équivalent. De là naquit son succès à Orly même, puis ailleurs en France. Les RES ont par la suite essaimé en dehors des frontières de l'hexagone: en Suisse, en Espagne et en Belgique, depuis 1987.


  • Les échanges se font:

Toujours suivant les convenances, les nécessités de l’échange et les préférences :

A combien ? à deux ou à plusieurs.

Où ? par exemple dans le local du R.E.S., dans un bar, un parc ou même à domicile.

A quelle fréquence et sur quelle durée ? par exemple deux heures par semaine pendant six mois, quatre matinées ou une seule fois.

Comment ? par essai/erreur avec des dessins, une histoire, un livre, une promenade, etc.

Bref, librement en fonction des besoins, disponibilités et envies de chacun, surtout dans le respect de soi et de l’autre.


  • Qui décide des modalités des échanges ?

Histoire de s’assurer que les attentes du ou des offreur(s) et demandeur(s) correspondent bien, tout échange est précédé d’une mise en relation. Il s’agit d’une rencontre entre les futurs participants de l’échange et un animateur du R.E.S. dont le but est de se mettre d’accord sur les différentes modalités : lieu, fréquence, durée, matériel, niveau, etc. 


  • Comment participer ?

En prenant contact avec le R.E.S. de votre choix : soit parce qu’il est le plus proche de chez vous, soit parce que quelqu’un propose justement ce que vous cherchez ou cherche ce que vous proposez.

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  • Quelle est la différence entre R.E.S. et R.E.R.S. ?

La nomination : en France, lieu d’origine des R.E.S., on intègre le R de Réciprocité afin d’insister sur cette notion représentant le fondement même de l’échange. On n’en pense pas moins en Belgique mais, peut-être dans un souci de simplifier, on a pris l’habitude de les nommer R.E.S. au quotidien.


Quelles est la différence entre les S.E.L. et les R.E.S. ?

Les Systèmes d’Echanges Locaux forment des réseaux dans lesquels les personnes peuvent échanger des services et des biens. Ils s’apparentent aux R.E.S. de par la similitude de leur fonctionnement et la conviction commune que l’échange entre citoyens est essentiel. Par contre, la distinction entre les S.E.L. et les R.E.S. ne se limite pas à l’objet de l’échange : savoirs (ex. : apprendre à peindre avec quelqu’un) ou biens/services (ex. : faire peindre par quelqu’un). Un simple exemple le démontre : dans les S.E.L., les savoirs sont considérés comme des services (ex. : cours d’anglais).

Voici donc d’autres caractéristiques qui les différencient :

S.E.L.

R.E.S.

Utilisation d’une monnaie virtuelle

Pas de comptabilisation des échanges

Dans certain S.E.L., tous les services n’ont pas la même valeur d’unité

Tous les savoirs ont la même valeur

Forme de troc : alternative économique

Importance de la réciprocité : alternative sociale et pédagogique

 

D'autres questions ou une remarque? N'hésitez pas à contacter un R.E.S. ou la coordination, nous nous ferons un plaisir d'en discuter ensemble!